Quelles sont les démarches à effectuer en cas de rupture de contrat avec votre salarié ?
👉 Les documents de fin de contrat
Le certificat de travail
Le certificat de travail doit contenir :
- La date de prise de poste du salarié à domicile ;
- La date de fin de contrat ;
- La nature exacte de l’emploi du salarié à domicile ainsi que de ses postes, s’il en a occupé plusieurs ;
- L’information selon laquelle le salarié bénéficie, sous certaines conditions, de la portabilité de la prévoyance. Cette disposition lui permet de profiter des garanties prévues en cas, notamment, d’incapacité ou d’invalidité.
Retrouvez un modèle gratuit de certificat de travail dans nos modèles de documents.
L’attestation France Travail
Ce document obligatoire permet au salarié à domicile de faire valoir ses droits au chômage. Il est disponible uniquement auprès de France Travail, via la rubrique “Particulier Employeur” du site (il vous faut pour cela vous créer un compte particulier employeur), ou au format papier, sur simple demande par téléphone, au 3995.
Lors d’une saisie en ligne, vous avez la possibilité de télétransmettre l’attestation complétée directement à France Travail. Vous pouvez ensuite télécharger et imprimer ce document dont un exemplaire doit être remis à votre salarié et un second conserver pour vous-même.
Si vous renseignez l’attestation au format papier, vous devez l’éditer en 3 exemplaires : un pour votre assistant de vie, un pour France Travail (à renvoyer obligatoirement par courrier) et un pour vous-même.
Le reçu pour solde de tout compte
Le reçu pour solde de tout compte liste les sommes versées au moment de la rupture du contrat de travail et à quel titre. Il doit être édité en deux exemplaires : l’assistant de vie doit les signer, et en conserver un.
Si le salarié signe son reçu pour solde de tout compte, il dispose alors de 6 mois pour contester le montant et la nature des sommes qui y sont inventoriées.
👉 Les indemnités de fin de contrat
Le dernier salaire de l’assistant de vie et/ou l’indemnité compensatrice de préavis
Si le salarié a travaillé durant son préavis, il doit être rémunéré jusqu’au dernier jour du contrat. C’est également le cas si le salarié n’effectue pas son préavis à la demande de l’employeur. En cas de rupture intervenant en cours de mois, le salaire versé correspond au prorata du salaire mensualisé.
L’indemnité compensatrice de préavis, autrement dit la somme versée pour le travail effectué au cours du préavis, doit être déclarée au Cesu comme un salaire.
Si l’assistant de vie n’effectue pas son préavis à sa demande (avec votre accord), il ne reçoit pas de rémunération et le dernier jour devant être rétribué correspond au dernier jour au cours duquel il a travaillé.
L’indemnité compensatrice de congés payés
Lorsque les congés payés sont rémunérés par une majoration de salaire de 10% (Cesu), aucune indemnité compensatrice de congés payés n’est due à l’issue du contrat de travail.
Dans le cas où le salarié effectuait plus de 32 heures de travail mensuel, et lorsque ces congés payés étaient rémunérés au fur et à mesure de leurs prises, alors les congés payés qui n’ont pas été pris avant la fin du contrat de travail doivent être payés au salarié.
Deux méthodes de calcul existent pour déterminer le montant de l’indemnité : le dixième et le maintien de salaire. Le montant le plus élevé issu de ces deux méthodes doit être versé et est soumis à cotisations sociales.
L’indemnité de licenciement
Si aucune indemnité n’existe en cas de démission, le licenciement entraîne, quant à lui, le versement d’une indemnité si le salarié a au moins de 8 mois d’ancienneté, sauf en cas de faute lourde ou grave.
Le montant de cette indemnité, non soumise à cotisation (sauf exception), est fonction de :
- L’ancienneté du salarié, déduite des périodes durant lesquelles le salarié n’a pas acquis d’ancienneté (congés sans solde par exemple).
- Le salaire brut mensuel moyen, le plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois de salaire brut précédant la notification de licenciement et la moyenne des 3 derniers mois de salaire brut précédant la notification de licenciement.
Elle est égale pour les 10 premières années d’ancienneté à 1/4 du salaire moyen brut par année d’ancienneté et à 1/3 de salaire mensuel moyen brut par année d’ancienneté au-delà de 10 ans.
Exemple : Aline avait un an d’ancienneté, ce qui lui ouvre droit à indemnité de licenciement. Elle percevait en moyenne 800 € bruts par mois. Son indemnité de licenciement s’élève donc à 800 € x 1 an x 1/4 = 200 €.
L’indemnité de rupture conventionnelle
L’indemnité de rupture conventionnelle doit être au minimum égale à l’indemnité de licenciement, mais est due au salarié quelle que soit son ancienneté.
ATTENTION : vous devez déclarer cette indemnité de rupture au Cesu en transmettant votre convention de rupture signée ainsi que le courrier d’homologation de votre Direction Départementale de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DDETS) par courrier à :
Urssaf service Cesu – Pôle juridique
63 rue de la Montat
42961 Saint Etienne Cedex 9
Vous aurez, au minimum, à vous acquitter de la contribution patronale à 30% sur l’indemnité de rupture.
Exemple : Jeanne, l’assistante de vie de votre maman, a signé avec elle une rupture conventionnelle. Le montant de l’indemnité de rupture est de 1000 €. Votre maman devra s’acquitter de 300 € de contribution patronale sur ce montant.
⚠️ En cas de licenciement pour inaptitude d’origine professionnelle, le montant de l’indemnité de rupture conventionnelle est doublé.
L’indemnité conventionnelle de départ volontaire à la retraite
Le calcul et le versement de l’indemnité conventionnelle de départ volontaire à la retraite sont pris en charge par l’IRCEM Prévoyance. Pour en bénéficier, l’assistant de vie doit transmettre le formulaire de demande de cette indemnité à l’Ircem, ainsi que les pièces justificatives demandées.
L’indemnité de mise à la retraite
L’indemnité de mise à la retraite est la même que l’indemnité de licenciement.